mardi 21 janvier 2014

La fin de l'ère des soubassements

La bétonnière a chauffé ces deux derniers week-ends (et les bras aussi) ! Il nous a fallu 4 jours pour couler une arase sur les soubassements. Elle permet de corriger les différences de niveaux entre les parpaings : son épaisseur varie de 5 à 10 cm au point le plus bas.

 



Avant de faire tourner la bétonnière, la mise en place des coffrages nous a pris quelques heures. Nous avons discuté avec beaucoup d'ardeur avant de mettre la première planche de coffrage : serre-joints ou pieds, pieds ou serre-joints, pieds puis serre-joints bref on opte finalement pour visser des "pieds" temporaires à la planche, régler au niveau laser un côté de la planche puis l'autre en dévissant/revissant les pieds, poser de la même façon la planche de coffrage de l'autre côté du mur puis solidariser les deux planches avec des serre-joints. 
Pour assurer la continuité du coffrage deux planches successives sont jointées l'une à l'autre à l'aide d'une chute de bois fixée par deux vis.









Pour une quinzaine de mètres de coffrage (1 journée de travail) , il nous a fallu :
  • une dizaine de planches de coffrage (~20cm* 22mm*3,5m)
  • 10 serre-joints (merci Jean-Yves !)
  • et des bouts de palette pour les pieds et les renforts occasionnels, sortes de "jambes de force" (merci Olivier !)

Une fois l'ensemble des coffrages mis en place, on remplit l'espace entre les deux murets de parpaings avec du liège en vrac pour isoler les soubassements. Ça sent bon le fumé...


 



















 

On sort ensuite la bétonnière et le déversoir ... Nous avons choisi de remplacer le sable par du sable de pierre ponce pour plusieurs raisons :
Petit 1/ c'est isolant (assure la continuité de l'isolation entre le liège et la paille)
Petit 2/ c'est hydrofuge (évite les remontées d'humidité par capillarité dans les murs, on a quand même pris le parti d'ajouter un bande de rupture de capillarité entre l'arase et les lisses basses, par précaution...)
Petit 3/ c'est moins lourd à porter (la pierre ponce est environ 2 fois moins dense que le sable)

Ce qui nous donne pour un béton dosé à 350kg/m³ : 1 seau d'eau, 2,5 seaux de sable de pierre ponce, 4 seaux de graviers pour 1/2 sac de ciment de 35 kg.

Et c'est parti pour 2 à 3 bonnes heures de remplissage de seaux d'eau, de ponce, de graviers, de vidage de bétonnière, de portage de seaux à n'en plus finir et de vibrage et lissage de l'arase à la truelle.



On décoffre le lendemain et on recommence ...

On s'est vite rendu compte que nous avions sous-estimé l'épaisseur moyenne de l'arase (plutôt 8cm que 6) et qu'il allait nous manquer du sable de pierre ponce (l'ingrédient le plus difficile à trouver). On a tout de même réussi à finir le pourtour de la zone habitable avec le sable de pierre ponce  et on a terminé le garage en remplaçant cette fois-ci le gravier par de la pouzzolane (qui nous restait sur les bras depuis la phyto) en nous inspirant de ce blog http://paille.martinet85.over-blog.net/article-30431960.html après discussion avec leur auteur. La pouzzolane a également des propriétés isolantes. Le béton de pouzzolane, avec le dosage initial, était un peu trop épais et difficile à travailler, nous avons réduit la quantité de sable à 2 seaux pour obtenir un béton moins épais.

Un grand merci à Éric et Rémy qui nous ont prêté leurs bras musclés !








On attend maintenant avec impatience la livraison du bois pour commencer à poser les lisses basses ...

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