Après l'isolation du toit, on vient finir l'étanchéité avec le frein vapeur. Son rôle est d’empêcher les flux d'air de traverser l'isolant et ainsi de limiter les déperditions. C'est en emprisonnant l'air que l'isolant est efficace. Il protège aussi l’isolant de l’humidité et de la condensation par l’intérieur. En parallèle il permet à la VMC d’être efficace en renouvelant juste l'air qu'il faut et ainsi d'optimiser les performances thermiques de la maison.
Nous avons opté pour du frein vapeur INTELLO de marque Proclima. On vous laisse déduire le nom et les coordonnées du fournisseur subtilement dissimulés sur le produit.
Un guide de pose est fourni avec le produit. Une vidéo est également disponible. La pose est plutôt simple, il faut agrafer, coller, mettre de l'adhésif. C'est assez reposant :-) Il faut néanmoins s'appliquer pour ne pas faire trop de plis et éviter au maximum les trous.
Ça rend la maison plus propre et on a pu balayer et aspirer la couche de poussière de bois qu'il y avait partout, enfin. Merci beaucoup à Franck, Sandra et Pauline qui sont venu nous rendre visite et donner le coup d'adhésif !
Nous avions initialement pensé maçonner une cheminée en boisseaux de terre cuite, mais la cheminée est dans la partie sans combles de la maison et une cheminée maçonnée aurait été trop lourde pour la charpente. Nous avons donc opté pour une cheminée légère en kit de chez Terreal. L'avantage est que c'est la même marque que les tuiles, du coup, la plaque d’étanchéité est sur mesure et facile à mettre.
Il faut commencer par monter sur le toit et découvrir la zone du chevêtre. Nous avions marqué cette zone au crayon gras.
On renforce le liteau d'appui bas de la plaque et on remet les tuiles, puis on pose un liteau d'appui haut qui sert de support à la plaque. On pose la plaque en la glissant sous les tuiles du dessus.
On remet les tuiles standards à droites. A gauche, il faut soit des tuiles double sans rabat, soit des tuiles simples ou découpées (le cas ici).
On monte péniblement la bête sur le toit (au monte charge), on règle la hauteur de la plaque support en fonction de la pente et pouf, on met la cheminée.
Pour en être là il m'a fallu environ 3h de travail. La notice est simple et illustrée. On croise les doigts pour que l'ensemble soit bien étanche, sinon il faudra remonter et arranger ça.
Ensuite on passe à l'intérieur. On commence par mettre la rallonge au conduit isolé pour traverser l’épaisseur d'isolant des combles. On fixe ensuite la cheminée à l'aide des 2 barres en acier fournies, et on ajoute les plaques d'isolant spécial conduit. Il faut respecter une distance de 8cm de tout matériaux inflammable autour du conduit isolé.
On finit en ajoutant l'isolant de toiture autour de tout ça. Il nous reste à finir le tubage qui n'est pas tout à fait assez long ni très en face du poêle. Ça apporte un petit quelque chose à la maison :-)
Nous n'avons pas donné de nouvelles pendant plus d'un mois, nous en sommes navrés. On a pris 10 jours de vacances mais on n'a pas chômé pour autant. Nous avons posé l'isolant de la toiture, sous rampants.
Nous avons utilisé le même matériau que pour les cloisons, des panneaux de fibre de bois semi-rigides (SteicoFlex F 80mm et 200mm d'épaisseur).
Nous voulions initialement mettre la fibre de bois par insufflation, mais la préparation des caissons étanches nous a semblé trop fastidieuse. La pose des panneaux n'en reste pas moins pénible malgré tout.
La première étape a été la découpe des lés de 80mm pour les glisser entre les chevrons. Nous avons surcoté de 1cm la largeur des panneaux par rapport à l’écart entre chevrons. La découpe s'est faite à la meuleuse.
Ensuite on enfile les lés en force entre les chevrons.
Une fois posé, c'est de toute beauté. Mais c’était sans compter sur la canicule et rétractation du bois, on était contents, en rentrant du travail, de trouver les lés en train de pendouiller ou carrément par terre. On n'a pas cherché de solution au problème, la deuxième couche d'isolant venant fixer tout ça.
La deuxième étape est la pose des panneaux de 200mm entre pannes, perpendiculairement aux panneaux de 80mm. Les panneaux de 200mm sont tenus par des liteaux régulièrement vissés sur les pannes avec des vis 5*70mm en biais.
Le travail commence par la manutention des sacs dans la maison, la mesure des écarts entre pannes et la mise en place des vis.
La méthode la plus simple a été de fixer un liteau sur un coté, glisser les panneaux et fixer le deuxième liteau pour tenir tout ça. Au passage, on peut noter la fabrication d'une perche inclinée très pratique pour soutenir les panneaux d'en bas.
On termine en remplissant les espaces restants avec des découpes (dans le 200mm, on a découpé à la meuleuse en surface et au couteau à pain à cœur) et des chutes.
L'isolant va être recouvert d'un film frein-vapeur pour garantir l’étanchéité à l'air. Ce sera la prochaine étape.
Nous remercions chaleureusement Sixtine, Maxime, Céline, Emma et Michel qui sont venus pendant cette période. Ils se sont vaillamment roulés dans des combles surchauffés, étouffés et aveuglés à la poussière de bois, tout ça dans la bonne humeur, un immense merci à eux.
Comme on l'a dit dans le dernier article sur les cloisons en terre-paille allégée, nous avons choisi de passer sur une technique différente car le terre-paille prend vraiment trop de temps. On a donc décidé de faire ça en panneaux de fibre de bois (SteicoFlex F 80mm, fabriqué en France s'il vous plait :-)) recouverts de canisses. En passant, nous avons acheté l'isolant sur le site de l'entreprise Mon Isolation Écologique, basée proche de Toulouse. Bons tarifs et livraison rapide, rien à redire. Pour les canisses, nous sommes allés dans une grande enseigne de bricolage bien connue :-)
La première étape a été de démonter les poteaux déjà en place (pour le terre-paille), les déligner en 80mm (épaisseur des panneaux) puis de les remettre en place avec pour entraxe la largeur des panneaux - 1cm (56cm d'entraxe pour des panneau de largeur 57cm). Merci à Seb et Manon d’être venus filer le coup de main pour tout le démontage, qui du coup a pris 2 heures :-)
Partout nous avons fait en sorte d'avoir une surface pour agrafer les futures canisses. On a parfois utilisé des liteaux vissés sur les poteaux existants. Les supports de prises dépassent d'environ 1cm, il viendront s'aligner avec l'épaisseur de canisse.
Ensuite on se contente de faire rentrer les panneaux dans l'ossature. Quand il y des coupes à faire, il y a deux méthodes. On peut couper les panneaux en diagonale ou couper droit. Ça va dépendre de la quantité de chute que ça représente et de la possibilité de récupérer les chutes. Pour les gaines (électriques et d'eau), on les fait passer le long des poteaux et on fait des entailles sur la tranche des panneaux pour faciliter la pose.
Pour info, toutes les coupes d'isolant ont été faites à la meuleuse avec un disque diamanté. Après plusieurs essais (scie égoïne et cutter), c'est ce qui va le mieux. Il faut qu'on essaye le couteau à pain aussi :-)
Ensuite vient la pose des canisses. Elles sont agrafées sur les poteaux, environ tous les 10cm, soit avec le fil de fer de la canisse quand il tombe sur le poteau, soit avec un fil de fer que l'on ajoute. C'est la partie qui fait mal au poignet. Merci beaucoup à Lucie d’être venue vaillamment se casser le poignet à ma place :-) Du coup on a emprunté une agrafeuse électrique, un vrai bonheur, pour tout finir en deux week-ends.
Quand il faut ajuster la largeur des bandes, on fait un rouleau qu'on coupe à la scie radiale.
Par endroit, quand les canisses ne se recouvrent pas au dessus d'un poteau, on a ajouté des baguettes (restes de délignage) pour renforcer le recouvrement. Elles resteront apparentes et briseront un peu la continuité de certains murs.
La dernière cloison en terre-paille allégée est aussi terminée.
Et voilà, toutes les cloisons sont prêtes, il n'y a plus qu'à enduire tout ça avec de beaux enduits terre ! En attendant, la prochaine étape sera l'isolation du toit.