dimanche 9 février 2014

Mon beau poteau

Ça y est, on a sorti la scie, le fil à plomb et la visseuse !
... et les plans et le mètre et l'échelle et j'en passe ...


Les plans de l'ossature ont été réalisés avec Google Sketchup à partir de la théorie de la technique du GREB très bien décrite dans le livre Construire son habitation en paille selon la technique du GREB. Les plans complets ossature + charpente sont disponibles ici. Nous remercions au passage notre scieur-charpentier Raymond Latger qui a gracieusement revu avec nous l'ossature et certains dimensionnements pendant la phase d'étude.



L'ossature est entièrement constituée de poteaux de petite section 10*4 qui sont parfois assemblés pour former des poteaux d'angle ou des colonnes d'appui (colonne supportant les fermes de la charpente).
En théorie, la majorité des poteaux de l'ossature (hors ouvertures) doit mesurer 285cm. Pour ce qui est de la pratique, on a d'abord commencé la journée par une vérification au niveau laser du niveau de la lisse basse. Globalement, ça se tient dans quelques millimètres sauf sur 3 mètres un peu plus bas et pour lesquels on a décidé de tailler des poteaux plus longs de 5mm.

Puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, on s'attèle au poteau d'angle Nord : 
  • on assemble deux poteaux 10*4 en L avec 5 vis (5*80mm)
  • on pré-visse les vis d'assemblage poteau/lisses
  • on pose le poteau à l'angle des lisses et on visse à la lisse basse
  • au fil à plomb, on règle le niveau dans un sens et on contrevente temporairement
  • on règle le niveau dans l'autre sens et on contrevente temporairement
Et voici le poteau Nord en place ... On est fiers mais on a aussi hâte de continuer ...


On place ensuite les poteaux simples de l'ossature extérieure et faisant bien attention que les espacements pour les portes et fenêtres correspondent aux dimensions des menuiseries + 2 cm de marge.

Après quelques mètres de poteaux, on pose la première lisse haute pour rigidifier l'ensemble. C'est un peu acrobatique, l'échelle repose contre les poteaux contreventés, on est en équilibre et il faut visser tous les poteaux à cette lisse (d'où l'utilité de pré-visser les poteaux au sol...).
 
On avait dans un premier temps pris le parti de régler au fil à plomb chacun des poteaux de l'ossature mais cette solution s'est avérée fastidieuse. On a ensuite opté pour une solution moins lourde : seuls les poteaux d'angle, colonnes d'appui et poteaux d'ouvertures sont réglés au fil à plomb. Avant de poser la lisse haute, on reporte l'emplacement des poteaux depuis la lisse basse. Une fois la lisse haute en place, on visse les poteaux selon les repères.

 

Il s'agit ensuite de s'attaquer à l'ossature intérieure par les mêmes procédés. Il faut simplement faire attention à toujours positionner un poteau de l'ossature intérieure et un poteau de l'ossature extérieure en vis-à-vis (ou presque) pour, plus tard, permettre de les solidariser l'un à l'autre à l'aide de feuillards métalliques. 


 

Le lendemain, on continue sur la lancée et cette fois-ci on s'attaque à la réalisation de 2 des 6 colonnes d'appui. C'est un peu technique et ça prend un peu de temps. Une colonne d'appui est constituée de 4 poteaux d'angles dans lesquels vient s'encastrer l'entrait d'une ferme. Le haut de l'entrait doit être dans la continuité de la lisse haute  




Deux jours de travail et on a monté les murs du fond du garage, d'une chambre, de la salle de bain et des toilettes. On ne voit pas encore bien l'emplacement des fenêtres, on commencera à mettre en place les encadrements quand tous les poteaux seront en place.
 

Donc voila, l'ossature est entamée ! C'est très gratifiant et motivant. Merci à Remy d’être venu nous prêter main forte pour ces premiers pas.

lundi 3 février 2014

Les bases de l'ossature


Avant toute chose, Romain n'aime pas la boue ... et il s'avère que travailler sur l'argile mouillée est plutôt handicapant : ça colle, ça glisse, ça embourbe, bref. 

On a donc étalé une couche de cailloux 10/20 d'environ 5 cm d'épaisseur à l'intérieur de l'enceinte de la maison avec l'aide du terrassier et de sa pelle mécanique.




C'est beau, c'est propre, ça n'empêche pas de s’enfoncer là où la terre n'a pas été tassée mais au moins on garde des chaussures propres et on ne traine plus des kilos supplémentaires à chaque pied.

 






Dans l'après-midi, nous avons reçu notre bois d'ossature, un peu moins de 5m3, livré sur un camion grue collector et déposé sur le tout nouveau lit de cailloux.


Juste à côté du bois, nous avons installé le banc de sciage et apporté quelques compléments pour faciliter la manutention. Nous y avons ajouté :

  • des cales pour fixer l'emplacement de la scie à onglet
  • des rails de niveau pour poser les poteaux d'ossature lors de la découpe (on y ajoutera une butée pour couper les poteaux à la chaine sans avoir besoin de mesurer chacun d'entre eux), ce rail va de gauche à droite pour permettre d'enchainer coupe de propreté et coupe à la longueur souhaitée en faisant glisser le poteau d'un rail à l'autre sans avoir à le retourner.


Parce que ça nous démange, on tente ensuite de mettre en place un première lisse basse. On sort la scie, le perfo, les goujons d'ancrage, la bande de rupture de capillarité. 
Premier perçage : le perfo, avec son foret béton, galère à percer le bois et rentre facilement dans le béton de l'arase. Jusque là rien d'étonnant. On frappe ensuite sur le goujon à la massette pour l'enfoncer ... mais certainement un peu trop fort. L'angle de l'arase se fend emportant un morceau de parpaing :-\
Bonne leçon. On termine de casser le bout d'arase et on le reforme avec du béton et on patiente.

Le lendemain, il pleut toute la journée, pas moyen de travailler, pourtant ça nous démange toujours.

Le sur-lendemain, on peut enfin (re)commencer à mettre en place les lisses basses.

Cette fois-ci on prend le temps de réfléchir un peu :
  • sur la partie de l'arase réalisée avec la pouzzolane, on décide de doubler la bande de rupture de capillarité (il nous semble qu'il suffirait de marcher plusieurs fois dessus pour que les grains de pouzzolane qui sortent la transperce...) 
  • la bande de rupture de capillarité qui fait 50cm de large est placée sur le muret d'environ 46cm de large de manière à dépasser à l'intérieur pour pouvoir retourner le surplus contre la lisse basse quand on enduira les murs
  • on choisit également de pré-percer le bois à la perceuse avec un foret bois

  • enfin, on frappe moins fort avec la massette !
  • on calcule l'angle des découpes pour les ouvertures avec ébrasement (pour faire entrer plus de lumière) : on opte pour 20° ce qui donne un ébrasement d'environ 12,5 cm
  • on place les ancrages des lisses intérieures et extérieures vers l'intérieur du mur pour ne pas placer les goujons sous de futurs poteaux ... 
  • on trace les emplacements des colonnes d'appui sur les lisses pour la même raison




 Au final, on a posé quasi toutes les lisses basses intérieures et extérieures dans la journée. Il faudra tout de même qu'on repasse pour ajouter quelques goujons supplémentaires sur les longues lisses.




Pour les points délicats, l'arase a commencé à se fendre, sans casser, à un autre endroit du muret et on est tombé quelques rares fois sur le ferraillage de l'arase en plaçant les goujons.

mercredi 29 janvier 2014

Appel aux volontaires le week-end du 15-16 Février !

Nous avons décidé de planter quelques arbres sur notre terrain. 174 plants pour être précis... 


Nous avons fait appel à l'association Arbres et Paysages d'Autan qui a pour noble objectif de promouvoir la réimplantation des haies champêtres dans le paysage. Elle nous a aidé à choisir des arbres et arbustes de pays qui poussent sur la terre argileuse du Lauragais et à constituer des haies en fonction de leur rôle (brise vue, brise vent, d'agrément).
Nous allons chercher nos jeunes plants de 1 an le samedi 15 février et nous avons prévu de les mettre en terre le même week-end. Ça veut dire : 174 trous, 174 petites poignées de fumier, 174 rebouchages, 174 arrosages etc. Bref, si vous avez des envies de jardinage intensif, vous êtes les bienvenus samedi et/ou dimanche. On vous offrira un bon repas chaud à midi.
Prévenez-nous si vous voulez participer, qu'on organise le repas et les moult bières en conséquence !

PS : Prévoyez gants et bottes (ou au moins des chaussures qui ne craignent plus rien, la terre humide est très collante par ici) et si vous en avez une, amenez votre pelle !

mardi 21 janvier 2014

La fin de l'ère des soubassements

La bétonnière a chauffé ces deux derniers week-ends (et les bras aussi) ! Il nous a fallu 4 jours pour couler une arase sur les soubassements. Elle permet de corriger les différences de niveaux entre les parpaings : son épaisseur varie de 5 à 10 cm au point le plus bas.

 



Avant de faire tourner la bétonnière, la mise en place des coffrages nous a pris quelques heures. Nous avons discuté avec beaucoup d'ardeur avant de mettre la première planche de coffrage : serre-joints ou pieds, pieds ou serre-joints, pieds puis serre-joints bref on opte finalement pour visser des "pieds" temporaires à la planche, régler au niveau laser un côté de la planche puis l'autre en dévissant/revissant les pieds, poser de la même façon la planche de coffrage de l'autre côté du mur puis solidariser les deux planches avec des serre-joints. 
Pour assurer la continuité du coffrage deux planches successives sont jointées l'une à l'autre à l'aide d'une chute de bois fixée par deux vis.









Pour une quinzaine de mètres de coffrage (1 journée de travail) , il nous a fallu :
  • une dizaine de planches de coffrage (~20cm* 22mm*3,5m)
  • 10 serre-joints (merci Jean-Yves !)
  • et des bouts de palette pour les pieds et les renforts occasionnels, sortes de "jambes de force" (merci Olivier !)

Une fois l'ensemble des coffrages mis en place, on remplit l'espace entre les deux murets de parpaings avec du liège en vrac pour isoler les soubassements. Ça sent bon le fumé...


 



















 

On sort ensuite la bétonnière et le déversoir ... Nous avons choisi de remplacer le sable par du sable de pierre ponce pour plusieurs raisons :
Petit 1/ c'est isolant (assure la continuité de l'isolation entre le liège et la paille)
Petit 2/ c'est hydrofuge (évite les remontées d'humidité par capillarité dans les murs, on a quand même pris le parti d'ajouter un bande de rupture de capillarité entre l'arase et les lisses basses, par précaution...)
Petit 3/ c'est moins lourd à porter (la pierre ponce est environ 2 fois moins dense que le sable)

Ce qui nous donne pour un béton dosé à 350kg/m³ : 1 seau d'eau, 2,5 seaux de sable de pierre ponce, 4 seaux de graviers pour 1/2 sac de ciment de 35 kg.

Et c'est parti pour 2 à 3 bonnes heures de remplissage de seaux d'eau, de ponce, de graviers, de vidage de bétonnière, de portage de seaux à n'en plus finir et de vibrage et lissage de l'arase à la truelle.



On décoffre le lendemain et on recommence ...

On s'est vite rendu compte que nous avions sous-estimé l'épaisseur moyenne de l'arase (plutôt 8cm que 6) et qu'il allait nous manquer du sable de pierre ponce (l'ingrédient le plus difficile à trouver). On a tout de même réussi à finir le pourtour de la zone habitable avec le sable de pierre ponce  et on a terminé le garage en remplaçant cette fois-ci le gravier par de la pouzzolane (qui nous restait sur les bras depuis la phyto) en nous inspirant de ce blog http://paille.martinet85.over-blog.net/article-30431960.html après discussion avec leur auteur. La pouzzolane a également des propriétés isolantes. Le béton de pouzzolane, avec le dosage initial, était un peu trop épais et difficile à travailler, nous avons réduit la quantité de sable à 2 seaux pour obtenir un béton moins épais.

Un grand merci à Éric et Rémy qui nous ont prêté leurs bras musclés !








On attend maintenant avec impatience la livraison du bois pour commencer à poser les lisses basses ...

dimanche 5 janvier 2014

Petits travaux en famille

C'est une reprise en douceur ... Nous avons réalisé ce week-end quelques travaux de construction en préparation des prochaines étapes : un déversoir à béton/mortier pour vider la bétonnière directement dans des seaux, des gâches ... des casques (dixit Romain qui dit des blagues) et une table qui servira de banc de sciage durant le montage de l'ossature.

Le deversoir

 

1ère étape : le dimensionnement ... pour lequel nous avons fait appel à nos deux apprentis du jour spécialistes des calculs savants de grande complexité. Voici le problème : le déversoir doit pouvoir accueillir le contenu d'une bétonnière (dans l'idéal) à savoir, pour nous, environ 120L. Le déversoir est un volume trapézoïdal de grande base 67,5cm, de petite base 20cm et de hauteur 30cm. Quelle doit être sa longueur sachant que 120L doivent représenter 70% de son volume total (le déversoir est en pente, il n'est donc jamais plein) ?
Après moult calculs laborieux, ils ont fini par trouver la solution... (que l'on dévoilera plus tard !)


2ème étape : la réalisation ... 

Une plaque d'osb sert de base au déversoir, une seconde plaque coupée en deux sur la longueur pour les bords, des chutes de solives en guise de renfort, des liteaux pour le mécanisme de la trappe et une chute de planche avec un trou-poignée pour la trappe elle-même.




Quelques ajustements ont été nécessaires pour d'une part accrocher le déversoir à la bétonnière et d'autre part permettre à la cuve de tourner sans contraintes à 360°.


Le banc de sciage

Cette fois-ci pas de calculs savants nous avons suivi le guide de montage d'un banc de sciage utilisé sur d'autres chantiers greb. Il doit être suffisamment solide et stable pour accueillir la scie radiale en toute sécurité.

Les fournitures que nous avons utilisées :
  • 7 planches de coffrage 22mm*~20cm*3m
  • 2 chevrons d'environ 3m
  • 2 petites planches
  • des vis !

La table fait 2m de long sur environ 70cm de large et 80cm de haut. Les pieds font un angle de 15° vers l'extérieur. Le plateau est renforcé avec les chevrons et les pieds sont rigidifiés par des planches de coffrage à leur base qui forment par ailleurs un bac de récupération des chutes. Deux petites planches (de palette) viennent assurer le contreventement sur la largeur.

 On a testé la solidité pour vous !

 
















Un très grand merci à Sixtine et Maxime pour leur bonne humeur, leur volonté, leurs bonnes idées et leurs bons calculs !

samedi 28 décembre 2013

Les derniers parpaings

Et voila, nous avons enfin posé les derniers parpaings de soubassement. La dernière rangée nous a pris assez peu de temps, on commence à prendre le coup de main (pour ce que ça va nous servir ...). D'ailleurs en parlant de coup de main, un grand merci à Timothée pour son aide à plusieurs reprises ces dernières semaines !

Donc voici la derniere rangée de parpaings montée, ça commence à ressembler à quelque chose.


  


 
  

Les derniers réseaux sont noyés dans du mortier et coffrés en partie. 



 
Les tuyaux d’évacuations et d'aération du poêle ont une légère pente descendante vers l'extérieur pour que l'eau ne puisse pas rentrer toute seule (c'est surtout utile pour l’aération...).









 


 
Pour le reste des soubassements, nous travaillons au béton. Nous avons suivi la recette préconisée par Lafarge pour un béton dosé à 350kg/m3. Pour notre petite bétonnière voici la recette :
  • 1 seau de 8L d'eau
  • 1/2 sac de ciment de 35kg
  • 4 seaux de gravier
  • 6 bonnes pelles de sables (2,5 seaux)

Ici les poteaux sont remplis de béton. Il faut bien faire descendre le béton au fond et centrer autant que possible les ferrailles.

  
 



On s'attaque ensuite à la réalisation des coffrages pour les plots de la terrasse. Plots de diamètre 50cm. Nous avons mis des planches dans les coins du carré pour faire des plots octogonaux (tout à fait imparfaits...). Cela permet d’économiser un peu de béton sans réduire pour autant la robustesse du plot, car le cône de charge reste contenu dedans.


 
Encore un coffrage, celui de l'entrée du garage qui permet à la porte du garage de faire pile 240cm de large.


Après le séchage des poteaux, on replie enfin les ferrailles sur les soubassements et on pose les ferrailles de l'arase (ferrailles simples SL35 avec les bords repliés)




Et voici les plots décoffrés prêts à recevoir les poteaux de terrasse.








Et voila, nous allons bientôt voir le bout des soubassements. Il reste à remplir l'espace entre les parpaings de liège en vrac puis à coffrer et couler l'arase en béton de pierre ponce par dessus. Ce sera l'objet d'un prochain article.

Sur ce, bonnes fêtes de fin d'année à tous !

mardi 10 décembre 2013

Ca monte doucement

Après la pluie du mois de Novembre, nous avons eu droit aux gelées nocturnes. Nous pensions mettre les soubassements en pause mais c’était sans compter sur les inventions modernes comme l'antigel... Nous avons donc craqué pour l'ajout de 250ml d'antigel à mortier dans chaque bétonnière. Ceci nous a permis d'avancer malgré le froid.

Voici le deuxième rang monté :


Petit retour d'expérience : nous avons fait une petite boulette que l'on voit sur la photo ci-dessous. Les blocs ne sont pas en quinconce sur quelques mètres. Un demi parpaing était nécessaire pour reprendre la quinconce après le parpaing de poteau. Il faut donc bien regarder la ligne (pour repérer les éventuels demi parpaings nécessaires) avant de mettre le mortier car après on n'y fait pas forcement attention.






Petits détails technique : 

  • Il faut bien penser aux passages de réseaux en amont pour éviter d'avoir à casser les parpaings plus tard. Nous avons choisi de noyer les gaines et tuyaux dans du mortier pour cela.





  • Quand on ne tombe pas juste ou qu'il faut faire un demi parpaing, on fait des joints de mortier avec coffrage (nous cherchons encore qui a pu saboter ce joint...).





  • Afin de pouvoir attaquer la rangée suivante, il faut penser à monter les parpaings d'angle à l'avance, qu'ils aient le temps de sécher un minimum pour pouvoir tendre le cordeau dessus sans les dérégler.




  • Enfin une remarque purement GREB. Nous avons suivi le cordeau pour les parpaings de la ceinture extérieure. Pour la ceinture intérieure, le cordeau n’était pas pratique, nous avons donc suivi la rangée du dessous en vérifiant régulièrement que la largeur du double muret soit bonne.


Voila la troisième et dernière rangée bien entamée :







Le dernier rang devrait être (presque) fini ce week-end.
La prochaine étape sera de couler du béton dans les parpaings d'angle (ceux avec un trou rond dedans :-)).