Voila à peu près un mois que nous n'avons pas donné de nouvelles mais nous n'avons pas chomé pour autant. Le mortier avance bien et nous aurons bientôt fait tout le tour de la maison jusqu'aux linteaux.
Nous n'avons pas grand chose de technique à raconter si ce n'est pour revenir sur la consistance du mortier. Nous avons remarqué que plus le mortier est liquide, plus il stratifie pendant le transport (le sable va au fond du seau) et moins il est homogène une fois coulé. Nous commençons donc à trouver un bon compromis entre épaisseur et facilité de coulage... il n'est jamais trop tard. Le bon indicateur est la tendance à stratifier rapidement, avec la bonne consistance, il doit rester homogène au moins le temps du transport avec le seau.
A gauche, un mortier liquide qui stratifie, à droite, un mortier homogène.
Nous avons fabriqué des minis déversoirs à mortier bien pratiques pour couler les ébrasements et les minis coffrages de retouche.
Et pour faciliter la descente du mortier dans les coffrages, nous avons mis au point un système hyper technique de vibrations. Vous prenez un petit cube de bois, vous y plantez le foret du perforateur, vous mettez votre perforateur en mode percussion et vous avez une machine à vibrer les coffrages ! Ça n’empêche pas d'aider le mortier à descendre avec un tasseau mais c'est diablement efficace dans certains cas.
Par contre le perforateur, c'est lourd et bruyant, ça n'est pas forcement agréable pour travailler.
Voici quelques photos des avancées du chantier (mortier, électricité) qui s'est fait en famille presque tous les week-ends (Merci à Jean-Pierre pour certaines de ces belles photos).
On remercie chaleureusement notre adorable famille de sang et de cœur, Sixtine, Maxime, Michel, Emma, Anaëlle, Touri, Zohra, Joud, Anne-Gaëlle, Jean-Pierre et Layoum. Merci pour leur présence, leur aide et leur bonne humeur.
La suite sera du mortier et encore du mortier...
Nous n'avons pas donné beaucoup de nouvelles ce dernier mois, et pour cause nous avons un peu ralenti le rythme et le mortier GREB c'est quand même très répétitif. Nous avons tout de même des petites choses à raconter :-)
Nous avons monté et enduit le dernier rang de paille du garage. Nous gardons les pignons pour plus tard.

Avant de mettre la rangée de paille dans les linteaux, nous avons rempli ces derniers de mortier sur environ 4cm et posé les bottes a fresco.
Dans ce dernier rang passe l'entrée d'air principale du puits canadien/VMC, nous avons laissé une réservation 20*20 pour faire passer le tuyau.
Nous avons bien entamé le mur Nord-Est. Pour le garage, nous avions testé la technique "traditionnelle" du GREB en coulant rang par rang. Pour ce mur (et le reste de la maison) nous avons pré-mis la paille dans les murs jusqu'aux linteaux. Après quelques essais, nous avons opté pour les plaques d'OSB, chapeautées de l'abreuvoir à mortier, qui permettent de faire une belle hauteur de mortier à chaque fois. (Nous pouvons être aux linteaux en 4 rangées)
Il faut juste bien faire descendre le mortier, nous avons des trous de temps en temps mais c'est facile à reboucher. En plus de cette technique, nous nous sommes retrouvés par hasard avec des coffrages en escalier.
Nous entretenons depuis cette disposition car elle permet de varier le niveau de difficulté du chantier. On commence en hauteur (difficile) et on fini à portée de main (facile).
Un immense merci à Laure qui est venue prêter ses gros bras et conforter mon humour bancal sur tout un week-end !
En parallèle nous installons au fur et à mesure l’électricité. En fonction des types de prises il faut innover. Dans l'ensemble, ça se fait plutôt bien avec un mortier assez liquide pour qu'il passe bien autour. Au début, nous voulions privilégier les prises et interrupteurs dans les cloisons, maintenant nous en mettons autant que possible dans les murs GREB :-)
Voici notre petite conclusion personnelle sur les techniques utilisées:
- GREB "classique" rang par rang avec coffrage OSB
- Avantages
- Accessibilité des 2 cotés pendant le coulage
- Plateforme de travail pour les outils
- Centrage facile des bottes
- Inconvénients
- La mise en place des bottes, des feuillards et des clous après chaque rangée casse le rythme
- Il faut protéger le mur avec une bâche
- GREB murs déjà remplis de paille avec planches de coffrage
- Avantages
- Petite hauteur de coffrage assez facile et évite les trous
- Planches légères à manipuler
- Inconvénients
- Beaucoup de vis à mettre sinon les planches (de 22mm, on a pas essayé plus épais) se courbent avec l'humidité, ce qui implique beaucoup d'opérations de manutention
- GREB murs déjà remplis de paille avec coffrage OSB
- Avantages
- La paille déjà en place permet de se concentrer sur le coffrage, le clouage et l’électricité sans casser le rythme
- Bonne vitesse de réalisation
- Inconvénients
- Bottes parfois un peu décentrées avant coulage d'où un coulage difficile (il faut l'aider avec des liteaux)
La technique qui nous convient le mieux au final est la dernière: Murs remplis avec coffrage OSB.
Sinon le chat est toujours aussi actif et le cadre aussi agréable :-)
A suivre...
Pour tous ceux qui ont des doutes sur le GREB car le mortier contient 10% de ciment, vous trouverez ci-dessous un communiqué d'Approche-Paille suite à des tests en labo qui montre que le mortier est tout à fait respirant et fait plutôt un joli score :-)
approchepaille-mu_mortier_greb.pdf
Le premier constat du début du coulage du mortier reste le même, ça va être trèèès long. Nous continuons à faire divers essais pour essayer de rendre ça plus facile. Nous avons testé des "abreuvoirs" à mortier et ça nous a convaincu. Cela permet de libérer les mains et de couler le mortier facilement avec ou sans paille pré-mise dans le mur. En passant nous trouvons aussi que les plaques en plastique ne nous font pas gagner de temps et rajoutent de la complexité logistique et de temps en temps des trous au niveau des clous créés en remontant la plaque de plastique. Nous utilisons désormais un petit liteau pour tasser le mortier et une massette pour le vibrer.
Chaque chantier a ses petites spécificités et la méthode qui convient le mieux dépend des goûts de chacun...
Pendant ce temps, Eveline s'essaye à la scie radiale, le chat chasse les lapins, on inaugure l'ombre de notre future terrasse et le mur du garage monte tranquillement :-)
Encore un immense merci à Eveline, Franck et Antoine pour être venus participer au chantier avec autant d'envie et de bonne humeur !
Nous allons avoir des combles sur la moitié de la maison. Nous sommes un peu tristes de devoir cacher une ferme de charpente mais quand même bien contents d'avoir un espace de passage pour l’électricité, la plomberie et la VMC.
Le solivage des combles (perdues ou presque) va reposer sur les entraits de ferme. Ces derniers ont besoin d'être solidarisés aux poinçons pour éviter qu'ils ne descendent (l'entrait est prévu pour travailler en traction normalement). Pour cela, et sur conseil de notre charpentier, nous avons fait faire des sabots métalliques (Merci Seb ! :-))
Les sabots sont fixés avec des boulons de charpente diamètre 16mm. Antoine atteste de la solidité :-)
Pour éviter d'utiliser des sabots pour fixer les solives à l'entrait, nous avons posé des liernes de section 5*7cm. Les liernes sont passées à la plane pour "arrondir" les angles visibles. Au niveau des sabots de ferme, nous avons fait une encoche à la défonceuse (Merci Franck ! :-) ).
Nous avons mis une vis de charpente 8*120mm sous chaque solive avec pré-trou dans la lierne. Les jonctions sont en sifflet à 45°.
Coté mur GREB, nous avons fixé la lierne à chaque poteau GREB avec une vis de charpente 8*100mm. Les jonctions sont renforcées avec des plaques métalliques.
Il ne reste plus qu'à couper les solives (section 8*18cm, portée de 3,9m et entraxe 50cm) et à les placer ("plus qu'à" mais ça nous a pris 1 bonne journée et demi quand même...). Elles sont fixées aux entraits et à la lisse haute par une vis 6*120mm en diagonale.
Et voila un beau solivage prêt à recevoir le plancher des combles :-)
Un immense merci à Eveline, Franck et Antoine qui sont venus nous aider et ont travaillé comme des acharnés deux week-end durant ! Peut-être des convertis à la technique du GREB :-)
Pour l'électricité nous avons choisi de faire fabriquer une pieuvre pour gagner du temps et s'affranchir au maximum du stress du CONSUEL. Pour cela nous sommes passés par l’électricien Guillaume Denis qui nous a mis en relation avec son pieuvriste Sébastien Capelli de la société Qualiconstruction. Le travail a été sérieux et le contact facile. Nous pensons d'ailleurs leur faire faire également une pieuvre pour la plomberie tant cette solution est pratique et abordable.
La pieuvre électrique est donc livrée sous forme de couronnes de gaines reliées à des boitiers (6 en tout). Il n'y a plus qu'à raccorder les boitiers à la GTL en suivant les plans fournis. Nous avons ainsi pu nous concentrer sur la particularité des murs GREB. Nous vous montrons ici le cas du garage où le boitier est apparent. Pour le reste de la maison les boitiers seront dans les combles et dans des espaces techniques.
Nous avons utilisé les chutes de voliges percées à la scie cloche pour servir de support aux boitiers puis vissé ces supports à l'ossature avec un bout de liteau. La coupe en biais permet d'aider le passage du mortier.
On passe ensuite les gaines dans les boitiers et on laisse sortir une quinzaine de centimètres de fil pour les futurs connexions.
Le gaines partent de la lisse haute et descendent le long des poteaux. Voila ce que ça donne après le coulage du mortier.
Nous ferons des articles sur les différents points particuliers de l'installation électrique au fur et à mesure de l'avancée des murs.
Petite pub pour les stages de l'association Approche Paille par laquelle nous nous sommes formés.