mardi 16 septembre 2014

Mission paille accomplie

Débarrasser le sol des nombreuses bottes de paille résiduelles et à l'occasion terminer le remplissage des murs, c'est l'objectif d'une petite semaine de vacances sous le soleil épuisant de septembre (celui qu'on a peu vu en août). Eh oui, on avait gardé les difficultés pour la fin, il s'agissait de remplir le 6ème et dernier rang complet de bottes de paille ainsi que les pignons.
Pour nous simplifier le travail et limiter les efforts pour faire entrer les bottes de paille à l'intérieur de l'ossature entre des poteaux pas toujours très espacés, on n'a pas hésité à reformer des bottes en enlevant deux ou trois galettes ... qui ont ensuite été utilisées, à plat, pour terminer le remplissage des murs jusqu'à la lisse haute.


Quand on trouvait un bon espace entre deux poteaux de l'ossature, on l'exploitait à fond et on poussait les bottes jusqu'à leur emplacement final avec la force miraculeuse de nos jambes... et, pour certain(e)s, de nos cris ;-) même si quelques fois, la botte rebelle sortait du droit chemin et demandait à être persuadée quelque peu.


Avant de glisser les bottes de paille dans les linteaux (à la force de nos jambes, si vous avez suivi), nous y avons coulé une couche de mortier. Au dessus des bottes du dernier rang et pour compléter le remplissage de paille, nous avons ajouté des galettes à plat.


Le remplissage des pignons est encore une autre histoire : pour le premier rang, il y a les entretoises à passer et des bottes raccourcies entre chaque colonne. Bref, beaucoup de découpes de bottes.

Voici le pignon avant, très ouvert pour bien permettre aux oiseaux de circuler et de venir déposer quelques souvenirs sur nos jolies fermes :


Une fois les bottes en place, bon, il reste encore des trous :  


Mais après le passage de PH et le bourrage de paille intensif, on ne voit plus la lumière à travers les murs ! On ne vous montrera pas l'envers du décor, à force de bourrer d'un côté, évidemment, parfois hein, ça dégueule de l'autre ...


Bien, maintenant c'est l'heure des comptes et à vrai dire celui qui nous concerne n'est pas très juste. Il nous reste une bonne centaine de bottes (dont les 3/4 gracieusement ajoutés à notre commande initiale pour débarrasser le hangar de stockage). Quitte à stocker des bottes, autant essayer de rendre le stockage utile (peut-être), on a donc (dé)placé les bottes restantes autour du mobil-home posées sur des chevrons.





Notre habitant poilu préféré a résisté quelques heures en défendant vaillamment sa botte de paille mais les sacs poubelles ont gagné la partie (d'ailleurs, si vous voulez de la paille en vrac, n'hésitez pas à nous faire part de votre requête).


Où il est encore question de mortier

Quitte à radoter et à causer encore de notre petite galère avec le mortier, voici notre toute dernière technique qui jusque là nous a donné de jolies preuves : on enlève les bouchons de paille éventuels, on coffre, on coule et on tape au maillet en caoutchouc (500g c'est bien). On ne tasse plus et nos coffrages sont plutôt beaux et homogènes. 


Pour terminer nos vacances en beauté (traduire : sur les rotules), nous avons terminé le coulage du mortier jusqu'aux linteaux sur tout le pourtour de la maison. Pas peu fiers. 


D'autres petites choses en aussi été mises en œuvre et en place (pose de la cuve d'eau de pluie, puis canadien hydraulique et adduction d'eau) mais elles feront l'objet d'autres articles.


On ne remerciera jamais assez toutes les bonnes volontés passées nous donner de gros ou petits coups de main (et parfois aussi quelques coups de pieds aux fesses) : Sixtine, Maxime, Manon, Seb, PH, Amandine et Aurélien.

mardi 19 août 2014

Mortier d'Août en famille

Voila à peu près un mois que nous n'avons pas donné de nouvelles mais nous n'avons pas chomé pour autant. Le mortier avance bien et nous aurons bientôt fait tout le tour de la maison jusqu'aux linteaux.

Nous n'avons pas grand chose de technique à raconter si ce n'est pour revenir sur la consistance du mortier. Nous avons remarqué que plus le mortier est liquide, plus il stratifie pendant le transport (le sable va au fond du seau) et moins il est homogène une fois coulé. Nous commençons donc à trouver un bon compromis entre épaisseur et facilité de coulage... il n'est jamais trop tard. Le bon indicateur est la tendance à stratifier rapidement, avec la bonne consistance, il doit rester homogène au moins le temps du transport avec le seau.


 
A gauche, un mortier liquide qui stratifie, à droite, un mortier homogène.



Nous avons fabriqué des minis déversoirs à mortier bien pratiques pour couler les ébrasements et les minis coffrages de retouche.


Et pour faciliter la descente du mortier dans les coffrages, nous avons mis au point un système hyper technique de vibrations. Vous prenez un petit cube de bois, vous y plantez le foret du perforateur, vous mettez votre perforateur en mode percussion et vous avez une machine à vibrer les coffrages ! Ça n’empêche pas d'aider le mortier à descendre avec un tasseau mais c'est diablement efficace dans certains cas.



Par contre le perforateur, c'est lourd et bruyant, ça n'est pas forcement agréable pour travailler.

Voici quelques photos des avancées du chantier (mortier, électricité) qui s'est fait en famille presque tous les week-ends (Merci à Jean-Pierre pour certaines de ces belles photos).











On remercie chaleureusement notre adorable famille de sang et de cœur, Sixtine, Maxime, Michel, Emma, Anaëlle, Touri, Zohra, Joud, Anne-Gaëlle, Jean-Pierre et Layoum. Merci pour leur présence, leur aide et leur bonne humeur.

La suite sera du mortier et encore du mortier...

mardi 15 juillet 2014

Mortier de Juillet


Nous n'avons pas donné beaucoup de nouvelles ce dernier mois, et pour cause nous avons un peu ralenti le rythme et le mortier GREB c'est quand même très répétitif. Nous avons tout de même des petites choses à raconter :-)

Nous avons monté et enduit le dernier rang de paille du garage. Nous gardons les pignons pour plus tard.


Avant de mettre la rangée de paille dans les linteaux, nous avons rempli ces derniers de mortier sur environ 4cm et posé les bottes a fresco.





Dans ce dernier rang passe l'entrée d'air principale du puits canadien/VMC, nous avons laissé une réservation 20*20 pour faire passer le tuyau.




Nous avons bien entamé le mur Nord-Est. Pour le garage, nous avions testé la technique "traditionnelle" du GREB en coulant rang par rang. Pour ce mur (et le reste de la maison) nous avons pré-mis la paille dans les murs jusqu'aux linteaux. Après quelques essais, nous avons opté pour les plaques d'OSB, chapeautées de l'abreuvoir à mortier, qui permettent de faire une belle hauteur de mortier à chaque fois. (Nous pouvons être aux linteaux en 4 rangées)


Il faut juste bien faire descendre le mortier, nous avons des trous de temps en temps mais c'est facile à reboucher. En plus de cette technique, nous nous sommes retrouvés par hasard avec des coffrages en escalier.


Nous entretenons depuis cette disposition car elle permet de varier le niveau de difficulté du chantier. On commence en hauteur (difficile) et on fini à portée de main (facile).

Un immense merci à Laure qui est venue prêter ses gros bras et conforter mon humour bancal sur tout un week-end !

En parallèle nous installons au fur et à mesure l’électricité. En fonction des types de prises il faut innover. Dans l'ensemble, ça se fait plutôt bien avec un mortier assez liquide pour qu'il passe bien autour. Au début, nous voulions privilégier les prises et interrupteurs dans les cloisons, maintenant nous en mettons autant que possible dans les murs GREB :-)



 

Voici notre petite conclusion personnelle sur les techniques utilisées:
  1. GREB "classique" rang par rang avec coffrage OSB
    • Avantages
      • Accessibilité des 2 cotés pendant le coulage
      • Plateforme de travail pour les outils
      • Centrage facile des bottes
    • Inconvénients
      • La mise en place des bottes, des feuillards et des clous après chaque rangée casse le rythme
      • Il faut protéger le mur avec une bâche
  2. GREB murs déjà remplis de paille avec planches de coffrage
    • Avantages
      • Petite hauteur de coffrage assez facile et évite les trous
      • Planches légères à manipuler
    • Inconvénients
      • Beaucoup de vis à mettre sinon les planches (de 22mm, on a pas essayé plus épais) se courbent avec l'humidité, ce qui implique beaucoup d'opérations de manutention
  3. GREB murs déjà remplis de paille avec coffrage OSB
    • Avantages
      • La paille déjà en place permet de se concentrer sur le coffrage, le clouage et l’électricité sans casser le rythme
      • Bonne vitesse de réalisation
    • Inconvénients
      • Bottes parfois un peu décentrées avant coulage d'où un coulage difficile (il faut l'aider avec des liteaux)
La technique qui nous convient le mieux au final est la dernière: Murs remplis avec coffrage OSB.

Sinon le chat est toujours aussi actif et le cadre aussi agréable :-)


A suivre...